Et donc ainsi le Minitel est mort.
L'est-il vraiment ?
Le cloud et les applis ressuscitent en partie
cette idée d'un télématique centralisée qui gère les informations
et les distribuent sans qu'on puisse les conserver.
Une information
peu contributive, difficilement partageable. Ne serait-ce que pour
cette raison pas de regret pour le trépas du Minitel. Il a décliné depuis 1995. Quand les premiers mobiles et le web ont pris leur élan.
De nombreux témoignages rappellent que
les machines les plus simples peuvent susciter une affectiontouchante. Certains s'y seront perdus dans le désir, d'autres dans
l'administration, on ne lui retirera pas qu'il a offert de fiers
services à une génération et à des populations. Pas de pleurs
pour un modèle imparfait, pas de pleurs pour une idée de la
communication qui sépare le producteur du consommateur, nous
préférerons un modèle où les contributeurs se retrouvent dans des
plateformes, et que leurs assemblées en définissent les règles.
Nous y auront appris que le média
n'est pas un transporteur, il est aussi une puissance qui traduit les
messages avent de les répercuter. Le média ajoute à l'information
comme le commerçant ajoute au produit : des signes de
confiance, de qualité, de crédibilité. De sens. Le message c'est
le média, et le massage des médias fais ce que nous pensons de l'information. Le minitel
n'a pas été un média et pourtant il signe un modèle qui s'obstine,
cette idée qu'il faut un centre pour optimiser la communication, être le
garant de l'intégrité, la vertu d'un chef.
L'internet a triomphé du minitel, ses
services s'y sont transversés Pas de pleurs pour un bel essai, ses
ingénieurs ont fait un beau travail, mais dans l'écologie sociale,
les technologies choisissent moins leurs cibles, que les cibles
choisissent les technologies, même quand elles imposent leurs choix
à d'autres moins puissants. Mes foules ne se sont pas retrouvée dans le X25. L'innovation est aussi une question
politique, une questions de foules. Le Minitel est victime bien sur de la globalisation.plus encore d'une idée que c'est l' Etat qui régit nos communications. Nous en avons fini avec cette idée.Nous vouons être libre et gardez sous la main les données qui nous sont utiles.

1 commentaire:
Comme bien souvent il est plus difficile de faire évoluer les usages que de sortir un produit innovant.
L'acculturation prend du temps et il nous arrive souvent de refuser la nouveauté quand elle nous semble compliquée à prendre en main.
Le Minitel aura donc servi de transition avec des codes simples, un univers limité et un matériel standardisé.
Les nostalgiques auront certainement l'occasion de transformer son univers en langage culturel évoquant les débuts rassurants de l'informatisation.
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